Une exposition sur la représentation des LGBTQ dans les jeux vidéo s’ouvre à Berlin

Rainbow Arcade explore l’histoire de la représentation et de la culture queer dans les jeux vidéo.

En 1988, les joueurs et les joueuses du monde entier découvrait dans le jeu Super Mario Bors. 2 le personnage de Birdo qui est décrit dans le manuel comme « un garçon qui pense être une fille ». C’est ainsi que les LGBTQ ont eu leur premier représentant dans un jeu vidéo destiné à un large public.

Depuis, nous avons eu le droit aux jeux sulfureux de Robert Yang, à Dream Daddy, aux romances homosexuelles dans Mass Effect ou Assassin’s Creed: Odissey, ou encore aux marches de fierté dans World of Warcraft.

L’exposition Rainbow Arcade qui se déroule en ce moment jusqu’au 13 mai prochain à Berlin revient sur les diverses représentations des LGBTQ dans les jeux vidéo mais, aussi, comment les gamers queers ont su se réapproprier le média en cherchant l’imagerie l’homoérotique latente dans Metal Gear Solid ou en imaginant une relation entre Ryu et Ken de Street Fighter.

L’exposition est basée autour des recherches de la docteure Adrienne Shaw qui, depuis 2016, compile les éléments qui retracent l’histoire de la culture queer dans les jeux vidéo sur le site Web LGTBQ Video Game Archive. Un travail colossal qui a plu à Jan Schnorrenberg, directeur officiel de l’exposition et membre du Musée Schwules où se déroule Rainbow Arcade.

L’installation de Rainbow Arcade est intéressante puisqu’elle est en forme d’arc-en-ciel, chaque couleur représentant un thème différent : des titres indépendants à la réappropriation du média mais, aussi, aux violences faites aux LGBT+ au sein de la communauté des gamers.

On espère que l’installation saura s’exporter à travers le Monde.

Source : The Guardian